Les échecs de démarrage ne viennent pas d’un manque de KPI. Ils viennent d’interfaces non fermées, de pré-requis implicites, et d’une opérabilité non prouvée — masqués par des dashboards pastèque (verts en façade, rouges à l’intérieur).
Pas de « on verra ». Les pré-requis sont formulés comme des conditions testables : disponibilité, intégrité, interfaces, procédures, compétences, permis, sécurité.
La réussite ne dépend pas seulement de l’achèvement mécanique. Elle dépend de la capacité à opérer avec stabilité, protections actives et modes dégradés maîtrisés.
Énergie, pressurisation, introduction produit, montée en charge, basculements de responsabilité : les transitions exigent des preuves, pas des promesses.
« 95% » n’a aucune valeur si les 5% restants bloquent les interfaces ou la mise en service. La readiness est gouvernée par le chemin critique d’intégration.
Un tableau de bord peut être vert tout en cachant des pré-requis non fermés. Le vert n’est crédible que s’il est relié à des preuves et à des tests.
Les projets couplés échouent au démarrage quand la responsabilité des interfaces est diffuse. Sans propriétaire d’interface, la vérité se découvre trop tard.
Les KPI agrégés gomment les dépendances, ignorent la séquence réelle et récompensent la complétude locale. Le risque se déplace vers l’intégration.
On croit être prêt… jusqu’à l’introduction énergie/produit. Le rouge n’est pas soudain : il était simplement invisible dans les métriques.
Chaque statut doit pointer vers une preuve, une condition de rupture et un propriétaire. Sinon, ce n’est pas un statut — c’est une opinion.
Conditions d’entrée/sortie, preuves, exceptions, décisions exposées et options. L’objectif : réduire la surprise, pas produire du volume.
Ce qui bloque l’intégration, qui doit lever le blocage, et ce qui se débloque ensuite. Dans le couplage, c’est l’essentiel.
Prévision en intervalles, hypothèses explicites, et conditions de rupture. Une date ne devient jamais une promesse par omission.